On a découvert le terroir viticole le plus diversifié de France!

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Pour débuter l’aventure BonneBouffe, nous avons naturellement décidé d’inaugurer notre périple gustatif par un produit phare de la gastronomie française, le plus connu, le plus exporté, le plus apprécié… le VIN évidemment ! Nous aurions pu chercher la facilité et lancer notre quête du goût par les vignobles du Bordelais, de la Bourgogne ou encore d’Alsace, pour la plupart excellents, certes, mais tellement connus que nous aurions manqué d’originalité. Finalement notre choix s’est porté sur les vins de la Loire, terre de terroir pleine d’histoire mais qui reste sous cotée.

Les vins de la vallée de la Loire riment avec terroir et histoire

Le premier territoire vinicole que nous avons exploré a donc été la vallée de la Loire. Ses vignobles étaient les plus reconnus au Moyen-Age, notamment grâce à l’influence des ducs de Bretagne. Henri II, comte d’Anjou, a fait rayonner le vignoble angevin lorsqu’il accéda au trône d’Angleterre. Aux 16ème et 17ème siècles, la région s’est énormément développée grâce aux canalisations des affluents de la Loire qui facilitaient grandement le négoce de vin. La vallée de la Loire était alors une région économiquement florissante, portée par un terroir et un savoir-faire efficacement exportés par le réseau fluvial local.

Malheureusement, les guerres de Vendée et la révolution française ont porté un premier coup aux vins de Loire. Puis, le phylloxera, maladie de vignes apportée par un insecte au 19ème siècle et qui décima les vignobles français, porta un coup de boutoir fatal et scella le sort de nos malheureux vins ligériens.

La vallée de la Loire eut ensuite énormément de mal à se remettre de cette double tragédie. Ne disposant pas des mêmes ressources financières que ses concurrentes, la région du Bordelais et la vallée du Rhône, qui importèrent massivement des greffons de cépages en provenance d’Amérique, le Val de Loire fut dépassé et distancée par ces dernières. Les vins de Bordeaux, du Rhône et de Bourgogne supplantèrent alors les vins de Loire dans l’esprit et les gosiers des amateurs de vin. Sale histoire pour notre chère vallée de la Loire, dorénavant moins renommée que le Bordelais ou le Rhône auprès du grand public.

Etant donné que nous sommes des petits poucets dans l’univers des fins gourmets et que nous nous reconnaissons plus dans David que dans Goliath, nous nous sommes naturellement identifiés à ce terroir de caractère qui a connu des hauts et des bas mais qui finalement a réussi à renaître de ses cendres. C’est donc dans la Loire que commence l’exploration vinicole #BonneBouffe !

Notre périple vers la Terre Promise du goût est semé d’embûches

Dans notre quête du goût, nous sommes passés par toutes les émotions, de l’euphorie de l’idée du projet (exaltée par une bonne rasade de Chouffe) jusqu’au doute presque funeste. Un matin (lendemain d’une nuit très arrosée, décidément) a failli sonner le glas de notre aventure à peine commencée, une solide gueule de bois et quelques mauvais coups du sort ayant failli nous faire abandonner, rebrousser chemin, vaincus par la dure réalité de la vie de pèlerins du goût. Nos téléphones et GPS en rade, perdus dans les vignes du Saumurois un matin brumeux de novembre, entourés de grottes troglodytes aux airs maléfiques, notre foi vacillante, nous avons pensé à tout plaquer… Mais non, notre quête ne pouvait s’arrêter sur un chemin boueux, il fallait mettre notre volonté à l’épreuve !

Finalement nous avons continué, persévéré pour arriver au bout de ce chemin de croix matinal et enfin goûter à l’histoire de ces fameux vins de Loire. Nous avions enfin trouvé notre guide vinicole avec une bonne heure de retard, l’oeil hagard et les cheveux en pétard mais l’accueil fut chaleureux et ne nous fit pas regretter de ne pas avoir abandonné. Tout en dégustant de délicieux vins qui réchauffèrent nos coeurs jusque là malheureux, nous en apprenions un peu plus sur les vins de la vallée de la Loire :

  • La vallée de Loire constitue le plus grand territoire vinicole de France (plus de 800 km de Blois à Nantes);
  • plus de 50 appellations d’origine contrôlée : rouge, blanc, rosé et bulles;
  • 1 des 10 vignobles européens inscrit au patrimoine de l’UNESCO;
  • 12 cépages.

Quant à la partie de la vallée où nous nous trouvions, la joliment nommée terre d’Anjou, elle constitue un terroir vinicole morcelé en un grand nombre de petites appellations, où d’une commune à l’autre, les sols et le climat et donc les vins sont tout aussi différents. Ce qui donne aux vins une diversité de goût que l’on ne retrouve nul par ailleurs en France..

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Cette multitude d’appellations d’origine contrôlée (AOC) vous permet de goûter à des grands crus finement assemblés et très variés , depuis les blancs moelleux des coteaux de l’Aubance, jusqu’aux vins rouges d’Anjou en passant par les enivrantes bulles des vins de Saumur. Le tout en ne parcourant que quelques kilomètres et pour seulement quelques euros ! En effet, en direct du producteur on trouve d’excellentes bouteilles entre 6 et 9€. Pour le même prix, vous devrez vous satisfaire d’un vin quelconque, sans âme, que vous trouverez au supermarché en bas de chez vous ! Ces producteurs n’ont aucun intérêt à être distribués dans les grands réseaux de distribution car leur production n’est pas assez volumineuse. Ils vendent toute leur production localement, ça leur suffit puisque leurs vins s’y vendent comme de petits pains, pas besoin de compliquer la vie avec un réseau de distribution national qui leur rognera toute leur marge.

 Pour conclure, il est grand temps de déguster ces vins délicieux autour d’une table bien garnie. 

#Bonnebouffe à tous !

 

 

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