Petites histoires des plats traditionnels à la française

Plats traditionnels français

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Chers amateurs de bon goût culinaire, à la recherche d’émotions gustatives, nous vous proposons un petit tour de table des plats bien de chez nous, comme on dit hein ?!? En espérant que cette mise en bouche assaisonnée d’anecdotes croustillantes vous mettra en appétit !

La Blanquette de veau est appréciée par les poulets de papier

LE plat traditionnel français au 20ème siècle, que l’on préparait dans toutes les brasseries et autres lieux de restauration populaires, la blanquette de veau (qui tire son nom de la sauce blanche qui nappe ce délicieux ragoût) est très appréciée par les commissaires Maigret et San Antonio. Le premier, longtemps magistralement interprété par Bruno Cremer (très grand acteur sous coté, à voir absolument dans la 317ème section et le Convoi de la Peur), raffole de la blanquette préparée avec amour par son épouse alors que le second se délectait du ragoût cuisiné avec non moins d’amour par sa mère.

La Bouillabaisse, la soupe de poissons issue de la Grèce Antique

On ne peut passer par Marseille sans goûter à sa fameuse Bouillabaisse, véritable fierté locale comme le sont le club de foot et le pastis. Ce plat traditionnel marseillais est une soupe de poissons que l’on savoure en terrasse d’un café avec des croutons de pain garnis d’ail, de la rouille (sauce provençale, épicée et relevée), des poissons entiers ainsi que des pommes de terre. La Bouillabaisse tient son origine de la Grèce Antique : elle était à l’époque un simple ragoût composé de restes et d’invendus de poissons. Elle est présente dans la mythologie grecque, Persée ayant nourri les mendiants avec lors de la révolte esclave sur l’île d’Eraklos, ainsi que dans mythologie romaine, Vénus en ayant fait manger à Vulcain pour l’apaiser et l’endormir afin de vivre tranquillement une amourette avec Mars.

Les pommes dauphine, quand la cuisine française donne ses lettres de noblesse à la patate

Les pommes dauphine ou comment l’art culinaire à la française réussit à ennoblir un aliment prolétaire, la pomme de terre. Même si la gastronomie française n’est plus au sommet de la créativité, dépassée par l’innovation moléculaire espagnole, l’excellence danoise ou la folie japonaise, l’Hexagone reste tout de même le pays qui a transformé la cuisine en art. Prenons l’exemple des pommes dauphines : à partir d’une simple et bête patate dont la purée a été mélangée avec de la pâte à choux, nos artistes cuisiniers ont créé une noble boulette qui se déguste une fois frite à l’huile ou cuite au four. L’adjectif « dauphine » fait référence à la femme du dauphin, héritier supposé de la couronne de France à la fin du 19ème siècle.

Le gratin dauphinois, mon plat préféré !

Restons dans la pomme de terre et dans la noblesse royale avec ce qui constitue mon plat préféré, ma passion culinaire, mon Eden gustatif, dont je demande souvent la préparation à ma chère maman : le gratin dauphinois. Tout d’abord, concernant ce gratin succulent tirant son nom du Dauphiné (ancienne province du royaume de France qui englobait la Drôme, les Hautes-Alpes et l’Isère), 2 écoles se disputent avec violence : les traditionalistes butés qui excluent tout ajout de fromage et les amoureux du goût qui trouvent que tout gratin atteint des sommets quand il est surmonté d’une couche de fromage. Grillé sur le dessus et fondant en dessous, il craque puis fond dans la bouche, délicieusement accompagné de pommes de terre découpées en rondelles, de crème et d’ail. Sachez qu’à ses débuts au 18ème siècle, ce plat était servi avec des ortolans, de pauvres petits oiseaux dont le chant de cygne aura été de servir d’accompagnement à un plat de pommes de terre. Triste fin pour ces volatiles chanteurs.

Le coq au vin, une fierté nationale qui remonterait aux gaulois

Comment ne pas évoquer le très franchouillard coq au vin quand on écrit un article sur les plats traditionnels français ?!? Cuisiné avec des carottes, oignons, lardons, champignons, de l’ail et du vin rouge, le roi de la basse-cour, symbole de la supposée fierté française, entonnera un dernier cocorico dans l’estomac des gourmets amateurs de bonne cuisine à la française. La légende raconte que la naissance du coq au vin remonte à la conquête de la Gaule par les Romains : un chef gaulois assiégé par les légions romaines aurait envoyé à leur chef un coq, signe de la vaillance des Gaulois. Jules César ne manquant pas d’humour, il aurait invité le fanfaron vaincu à sa table, afin qu’il goûte son coq cuisiné au vin romain…

PS : pressé par un rendez-vous pour une bonne bouffe avec un pote, je suis obligé de publier cet article incomplet. Je le compléterai une fois rassasié.

 

 

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