L’Ardèche, terre séculaire de Bonne Bouffe qui remonte en flèche

Les spécialités aréchoises

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Bonne Bouffe vous présente sa sélection des spécialités ardéchoises ! On connaît l’Ardèche pour ses gorges, mais de gorges on pourrait aussi parler de celles grandes ouvertes des amateurs de Bonne Bouffe goûtant aux délicieuses spécialités de ce département portant haut l’étendard des produits du terroir. En effet, longtemps délaissée, l’Ardèche revient au goût du jour et offre une bien belle palette de sensations aux séminaristes du goût, ces pèlerins en quête culinaire, dont la foi est née d’une incompatibilité de leur foie avec l’insipide gamelle que l’on vous sert bien des fois. Petit tour de table de l’art culinaire ardéchois :

Le saucisson ardéchois, dur et tendre à la fois

Commençons par le saucisson, spécialité ardéchoise par excellence, qui saucissonne le non goût de ses pâles répliques dont la mollesse pleine de graisse fait mollir les fesses. Au contraire, le saucisson d’Ardèche est dur au toucher mais tendre une fois goûté. Il fond dans la bouche, inonde les papilles de saveurs et fait le bonheur des râleurs de la bouffe sans coeur. Plus qu’avoir du coeur, cette saucisse rouge sang tient à la fois de l’âme du cochon, de son éleveur et de l’artisan-charcutier, à la fois sculpteur et potier de la viande.

Le picodon, un fromage de chèvre de caractère

Autre spécialité ardéchoise, le picodon est un fromage de chèvre dont le goût délicieusement frais est une ode aux ballades par monts et par vaux ardéchois. C’est bien la preuve que l’air de la montagne est synonyme de bonheur et de bonne santé car le fromage produit par la biquette des Cévennes respire la vie, la fraîcheur des rivières et la verdure des prairies qui recouvrent les Monts Vivarais. Si, à l’inverse de son altergo cylindrique de viande, le picodon est à texture molle, il fond également dans la bouche et pique doucement la langue des saveurs des aliments auxquels notre chère chèvre aura goûté : herbes, feuilles d’aubépines, de noisetiers, de glands de chêne, de châtaignes, de lavande ou de tilleul…

La châtaigne ardéchoise se conjugue à toutes les sauces

Qu’elle se déguste en soupe, en crème, en liqueur ou encore glacée, la châtaigne est LA spécialité de l’Ardèche, son or marron, son emblème, son fruit chéri ! A ne pas confondre avec ses congénères non comestibles que l’on nomme marrons d’Inde, la châtaigne une fois débarrassée de sa peau de hérisson prend également l’appellation de marron. Son importance est telle que son géniteur feuillu, le châtaignier, porte comme surnom l’arbre à pain – son fruit a longtemps constitué l’alimentation de base des Ardéchois – ou encore l’arbre à saucisses, les châtaignes nourrissant également porcs et donnant ainsi ce goût si particulier au saucisson local. Si justement tout se mange dans le cochon, en Ardèche on fait délicieusement de tout avec la châtaigne :

  • le marron glacé : un confiserie composée d’une châtaigne confite dans un sirop de sucre et glacé au sucre glace;
  • la crème de marrons : une crème issue des brisures des marrons glacés créées accidentellement lors de leur confection;
  • le castagnou : un apéritif mélangeant du sirop ou de la liqueur de châtaignes avec du vin blanc;
  • la cousina : une soupe de châtaignes que l’Ardèche partage avec les Cévennes (bajana).

Bien évidemment cette liste de courses ardéchoise n’est pas exhaustive mais elle devrait constituer une belle mise en bouche et faire mouche auprès des amateurs de bonne bouffe !

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