Entre deux scènes musicales au Cabaret Vert, j’ai goûté avec bonheur à salade au lard ardennaise

festival cabaret vert

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Fin août, après une semaine parisienne de retour de vacances barcelonaises tout sauf reposantes, où les clubs se succédaient aux bars et les gin tonic aux sangrias, un besoin de me remettre au vert me fait reprendre la route en quête d’authenticité et de pittoresque : destination les Ardennes et son chef-lieu, Charleville-Mézières pour un festival musical plein d’âme et de charme : le bien nommé Cabaret Vert. Contrairement aux autres festivals où j’ai mis mes pieds sautillant sur le rythme d’une musique souvent électronique, amplifiée par une ambiance électrique, cette excursion musico-lyrique a été magnifiée par une découverte gastronomique : la Salade Ardennaise ! Ce plat local – comme son nom l’indique – est un subtil mélange entre la fraîche et légère verdure des monts des Ardennes et la chaude et solide nourriture paysanne de cette terre de sangliers. Je vous raconte ici cette chaleureuse expérience ardennaise :

Green Mood looking for Food? Une salade au Cabaret Vert !

Quoi de plus logique que découvrir la salade ardennaise à Charleville-Mézières lors d’un festival musical nommé le Cabaret Vert ? Pour contextualiser cette nouvelle aventure culinaire (mmmh la salade au lard ardennaise), j’étais parti dans les Ardennes pour clore en beauté un mois d’août rythmé par la musique. Le choix du lieu de clôture de cet été féérique s’est donc porté sur le Cabaret Vert, festival authentique, écolo, à l’ambiance bon enfant et qui revendique son indépendance, à rebours de la tendance actuelle des festivals devenus des mastodontes mercantiles, véritables locomotives du capitalisme ultralibéral venant souiller les plates-bandes d’un art qui était encore relativement épargné par le business sans âme…

Bref, Charleville-Mézières et son Cabaret Vert étaient le lieu idéal pour terminer en beauté l’été et profiter une dernière fois de scènes musicales en plein air, avant d’entrer en hibernation jusqu’aux premiers festivals du printemps.

Salade Ardennaise au Rimbaud

Après une première soirée relativement raisonnable, je me réveille avec une envie de me balader dans cette ville historique et de découvrir sa fameuse place Ducale ainsi que  les spécialités culinaires locales (dont on m’avait dit le plus grand bien). Bien m’en a pris : la place Ducale et les bâtiments parfaitement symétriques qui l’entourent sont un émerveillement pour les yeux, alors que la salade au lard ardennaise, mangée en terrasse d’un restaurant familial avec des frites fraîches maison et une pinte de bière artisanale locale est un plaisir pour les papilles ! 

 

 

Des expériences culinaires contrastées

Ainsi, ma première salade ardennaise fût dégustée avec bonheur et honneur : une grande assiette de salade dans laquelle se mélangent des pommes de terre et du lard chauds, accompagnée d’une autre assiette de véritables frites fraîches (c’est-à-dire maison, et non ces insipides frites industrielles sous-vide) et complétée par une pinte d’une délicieuse bière ardennaise. Quoi de mieux que d’apprécier la vie à la française, son terroir, sa cuisine d’exception, ses boissons savamment fermentées, que sur la terrasse ensoleillée d’un restaurant de Province ?

Pour la petite histoire, la brasserie qui m’a permis de découvrir avec félicité la salade ardennaise fait honneur au poète local dont Charleville s’enorgueillit d’être la ville de naissance, malgré le fait que ce dernier détestait cette ville trop petite pour son immense talent et l’a définitivement quittée dès ses 21 ans pour ne plus jamais y remettre les pieds… Le restaurant s’appelle donc le Rimbaud (11 bis Cours Briand) et est tenu par un charmant couple, passionné et impliqué dans la qualité de leur cuisine familiale, d’un niveau exceptionnellement bon !

Restaurant Rimbaud Charleville

Je ne peux d’ailleurs chanter les mêmes louanges pour l’adresse contigüe, la Côte à l’Os, essayée le lendemain par défaut car le Rimbaud était fermé. Bien au contraire, à l’image de ces enseignes mercantiles se prétendant « restaurants » et représentant 90% de la restauration française, cette soi-disant brasserie incontournable dans la préfecture ardennaise m’a fait subir des moules au roquefort et des frites industrielles d’une fadeur telle qu’un sandwich Big Mac m’aurait presque satisfait.

Cette déception culinaire ardennaise s’est prolongée au dîner, rapidement avalé sur le festival avant d’attraper le train de retour,quand j’ai voulu goûter à une spécialité locale qui attirait la foule : le croque-Maroilles. Malgré un nom aussi attractif pour le fan de Maroilles que je suis que l’est la gravitation pour une pomme tombant d’un arbre, la déception fût à la hauteur de mes attentes intersidérales : l’intérieur de la faluche était à peine badigeonné d’une fine pellicule de ce fromage pourtant exceptionnellement savoureux, le pain sentait le grill graisseux, et une pauvre tranche de tomate complétait ce décor en carton-pâte. Donc si jamais vous allez au Cabaret Vert et souhaitez goûter des spécialités locales sur place, n’allez surtout pas au stand des croques au Maroilles, c’est un trompe-l’œil culinaire, une escroquerie gustative, une tentative criminelle d’abus de confiance des amoureux de Maroilles !

Cabaret Vert Festival

 

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