Comment on faisait ses courses au XVIIIe siècle?

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Le folklore du marché :

A l’époque le marché tenait une place très importante dans la société. C’était le point de rencontre entre les paysans et les citadins. Il n’est pas rare que les uns dénigrent le rythme de vie des autres, les ruraux traitant les urbains de fou de vivre en ville, les urbains ne comprenant pas non plus l’intérêt de vivre dans le calme de la campagne. Bref, le marché est le moment de la journée où des hommes aux mode de vie complétement opposé se retrouvent. Il est certain que les uns doivent bien se nourrir et les autres vendre leur production. Tout le monde y trouve son compte et tombe d’accord. A une époque où une majorité des gens ne savaient pas lire, on pratiquait les prix à la « criée » donnant au marché tout son folklore ! L’avantage du marché pour le client est de tout trouver au même endroit. Une concurrence naturelle s’installe entre les différents achalandages ce qui permettait au client d’obtenir les meilleurs prix. Celui-ci pouvait rapidement passer d’un stand à l’autre pour comparer prix et qualité. Malheureusement ou heureusement pour certains, le marché prit une image de piètre qualité mais garantissait des prix bas. Le « pas chère pas bon » était née.

Une nouvelle race de commerçant vit le jour pour satisfaire les personnes cherchant du goût :

 

La naissance du boutiquier !

A l’époque où l’épicier n’était qu’un vendeur d’épice, les commerçants ont décidé de se spécialiser pour apporter de la qualité au client. Pour gagner en pouvoir, ils formèrent même des corporations en fonction de leur savoir-faire et installèrent leurs boutiques pignon sur rue. D’où l’apparition de rue portant le nom de la corporation comme la « rue de la ferronnerie ».

Les commerçants dans l’alimentaires achetaient pâtes, riz, café en sac de 10-20 voir 50kilos pour les redistribuer au grand public dans des conditionnement plus appropriés. Ils étaient devenu des petits détaillants.

A cette époque les épiceries ressemblaient davantage à nos boulangeries d’aujourd’hui, un grand comptoir et les clients font la queue avant d’être servis. Cela transformait l’épicerie en un lieu de rencontre incontournable. Néanmoins l’épicier gardait une mauvaise réputation, à l’époque où on cassait encore les pains de sucre à la main, les prix n’étaient affichés sur aucun produit. On accusait régulièrement les épiciers de vendre 8litre d’huile au prix de 10 et de couper le sucre avec de la farine ou encore le café avec de la chicoré.

 

L’épicier qui révolutionna le monde de la distribution alimentaire !

Au milieu du XIXème siècle, un épicier se démarqua des autres et propulsa une révolution dans le milieu de l’alimentation générale : Felix POTIN. Il voulait redorer la réputation des épiciers et regagner la confiance des clients. Il commença par afficher les prix sur ses produits pour plus de transparence et à inventer les produits d’appels. Il fut le premier à vendre des produits de consommation courantes à prix comptant pour attirer des clients dans sa boutique. A l’apogée de sa carrière, il inventa même la marque de distributeur. Dans un grand hangar près de la villette il torréfia son café, concoctait sa confiture et transformait les pains de sucre en carré.

 

A cette époque les détaillants ou alimentation générale détenaient 80% du marché de l’alimentation.

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